pris début juillet, un vol Mayotte-Paris, avec escale à l’aéroport de la Réunion, j’ai subi, avec tous les passagers de ce vol, un insupportable traitement de la part des autorités portuaires de cet aéroport. Durant plusieurs heures en effet, nous avons été tenus enfermés dans un étroit couloir sans fenêtre ni aération, sans siège où s’asseoir, sans distribution d’eau. Vieillards, femmes, enfants, bébés, nous avons donc dû rester ainsi comprimés les uns contre les autres, obligés de rester debout, sans possibilité de se désaltérer malgré la chaleur étouffante de ce boyau, dans l’énervement et l’épuisement. Or ce n’est pas la première fois que cette mésaventure m’arrive malgré les cris et les protestations des passagers soumis à un traitement aussi dégradant. Traitement dégradant accentué par les remarques narquoises des agents de sécurité : « Allons, souriez ! Vous partez en vacances ! » Le pire de ce mépris et de cette maltraitance fut sans doute atteint lorsque, pour offrir une soupape à ce chaudron bouillant, un policier nous a conduits dans un autre couloir, nous assurant qu’on allait faire passer les passagers par une autre porte. Une porte qu’il a, en effet, ouverte mais pour la refermer immédiatement derrière lui à clé, laissant les passagers frapper contre la porte sans jamais leur ouvrir. En désespoir de cause, les passagers ont dû revenir faire la queue dans le précédent couloir ! La raison de ce mépris et de cette maltraitance ? Plutôt que de nous faire entrer directement dans la salle de